Cinélatino – 24èmes Rencontres de Toulouse Du 23 mars au 1er avril 2012

Posté par Toulouse.com le 24 January, 2012

Pour leur 24ème édition, les Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse changent de nom ! Toujours organisée par l’ARCALT (Association Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse) la manifestation s’appelle désormais : CINÉLATINO, Rencontres de Toulouse.

Après une édition mouvementée l’an dernier suite à l’annulation de l’Année du Mexique en France, CINÉLATINO, Rencontres de Toulouse envisage son 24ème anniversaire avec plus de sérénité…

Les grandes lignes de la programmation en 2012 :


• Comédies à l’uruguayenne
L’histoire du cinéma uruguayen doit se résumer en tout et pour tout à une cinquantaine de films – ce qui, pendant des années, a fait dire à chaque fois qu'un nouveau film se tournait en Uruguay, qu'il s'agissait du premier film uruguayen ! Mais depuis une décennie, il est intéressant de constater que l’Uruguay offre une production régulière (environ 5 films par an) et qu’il s’en dégage une particularité : la comédie douce-amère. Juan Pablo Rebella et Pablo Stoll ont été les premiers à explorer ce genre avec 25 Watts (2001) puis Whisky (2004), deux films qui leur ont permis de gagner les faveurs du public dans les festivals du monde entier…

CINÉLATINO présentera une dizaine de ces films à l’humour singulier parmi lesquels Les Toilettes du Pape (2006) de Enrique Fernández et César Charlone, La cáscara (2008) de Carlos Ameglio, Gigante (2009) de Adrián Biniez ou encore La vida útil (2010) de Federico Veiroj…


• Rétrospective Alejandro Jodorowsky – Réalisateur, Chili
Personnage haut en couleurs – cinéaste, compositeur, écrivain, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur – Alejandro Jodorowsky est né à Tocopilla au Chili en 1929. Il émigre en France en 1953, travaille le mime avec Marcel Marceau et, passionné de surréalisme, il fonde en 1962 le mouvement Panique avec Fernando Arrabal et Roland Topor. En 1965, il créé au Mexique le Théâtre d'Avant Garde puis réalise trois films dont El Topo (1970) qui devient le film culte de la génération psychédélique. Il se lance ensuite dans la bande dessinée et la série de L'Incal l’impose comme l'un des scénaristes de bande dessinée les plus originaux et les plus prolifiques. Auteur de plusieurs romans, essais et poèmes, il est aussi mystique. Inventeur du concept de psychomagie, il est le spécialiste incontesté du Tarot de Marseille. Rendre hommage à cet artiste talentueux était l’un des projets les plus anciens de l’ARCALT encore non réalisé… Ses films ont longtemps été introuvables. Ils sont aujourd’hui restaurés et les plus emblématiques seront présentés à Toulouse, en partenariat avec Extrême Cinémathèque.


• Focus sur Walter Carvalho – Chef opérateur, Brésil
Walter Carvalho (né à João Pessoa, Paraíba en 1947) est directeur de la photographie et réalisateur brésilien. Considéré comme l'héritier du Cinéma Novo, sa photographie possède la marque indubitable des films brésiliens de la deuxième moitié du XX siècle, témoins des transformations sociales, politiques et culturelles qu’a traversé le Brésil ces dernières décennies.

Il a été le chef opérateur de cinéastes brésiliens prestigieux parmi lesquels Karim Aïnouz (Madame Satã, 2002 ; Le Ciel de Suely, 2006), Hector Babenco (Carandiru, 2003), Beto Brant (Crime delicado, 2005), Júlio Bressane (L’Herbe du rat, 2008), Luis Fernando Carvalho (A la gauche du père, 2001), Ruy Guerra (O veneno da madrugada, 2004), Walter Salles (Terre lointaine, 1996 ; Central do Brasil, 1998 ; Avril brisé, 2001). Walter Carvalho sera à Toulouse pour présenter plusieurs des films auxquels il a contribué…


• Hommage à Raúl Ruiz : le retour au Chili
Raúl Ruiz est mort à Paris le 19 août 2011. Le festival a eu l'honneur de l'accueillir à Toulouse à deux reprises, notamment en 2007 pour la rétrospective organisée par l'ARCALT et La Cinémathèque de Toulouse. Il laisse un grand vide dans le cinéma mondial et latino-américain. Nous souhaitions vite le retrouver en programmant une sélection de ses derniers films du « retour au Chili », notamment Días de campo (2004) et La Maison Nucingen (2008), mais aussi la version restaurée de son tout premier film, La maleta (1963, court-métrage).


• Rencontre avec Albertina Carri, réalisatrice – Argentine
Née en 1973 à Buenos Aires, elle étudie le cinéma à la Fundaciòn del Cine, de 1991 à 1994 et débute comme directrice de la photographie sur des films de réalisateurs tels que Maria Luísa Bemberg ou Martín Rejtman. En 2001, elle réalise son premier long- métrage, No quiero volver a casa, sélectionné par les festivals de Buenos Aires (BAFICI), de Vienne, de Londres, et de Rotterdam. Ses œuvres suivantes, Los rubios (2003), Gémeaux (2005) et La rabia (2008), toutes les trois sélectionnées et primées dans des festivals du monde entier, confirment son statut de réalisatrice et scénariste du Nouveau Cinéma Argentin. La particularité d’Albertina Carri est de s’intéresser à des genres cinématographiques très différents : le film noir, le documentaire à la limite de la fiction, le mélodrame pornographique, le drame familial… Elle sera dans la ville rose pour rencontrer le public de CINÉLATINO mais aussi pour participer au colloque intitulé De Cierta Manera,Identités plurielles et normes de genre dans les cinémas latino-américains – colloque organisé parl’ARCALT et les équipes de recherche IRIEC de l’Université Toulouse II Le Mirail et AMERIBER de l’Université Bordeaux 3. Il se tiendra à Toulouse les 29 et 30 mars 2012.


• Nouveau visage d’un cinéma argentin : Esteban Lamothe, comédien
Depuis quelques années, il existe un nouveau cinéma argentin qui produit des films de manière indépendante, en dehors du soutien financier des organismes officiels et des grandes compagnies de production. L’acteur Esteban Lamothe est l’un des nouveaux visages de ce cinéma créé en marge du système. Né en 1977, il débute par hasard au théâtre à l’âge de 23 ans. Au cinéma, il a le premier rôle dans le film La vida por Perón (2005) de Sergio Bellotti et dans Castro (2009) de Alejo Moguillansky. En 2011, il est en tête d’affiche du premier film de Santiago Mitre, El Estudiante, film primé aux festivals de Buenos Aires (BAFICI) et de Lorcarno. Depuis, il a tourné dans le dernier film de Edgardo Cozarinsky, Nocturnos et de Gonzalo Tobal, Villegas. Parallèlement, il poursuit sa carrière au théâtre. Le public Parisien a d’ailleurs pu le découvrir sur la scène du Théâtre du Rond-Point en décembre 2011 dans la pièce de Romina Paula, El tiempo todo entero. Il sera à Toulouse pour parler de son travail d’acteur et du courant de production qui l’a fait connaître.


• Repérages : Elles regardent Cuba autrement
Cette section proposera un programme de courts-métrages, principalement des documentaires, réalisés par de jeunes cinéastes cubaines portant un regard différent sur Cuba, un regard où s'imbriquent l'intime et le politique. Les séances de ces courts-métrages seront accompagnées par deux des réalisatrices, Heidi Hassan et Ariagna Fajardo et présentées par Danae Dieguez, universitaire et critique cubaine, spécialiste des questions de genre. L’ARCALT propose cette programmation en collaboration avec le colloque De Cierta Manera, Identités plurielles et normes de genre dans les cinémas latino-américains, organisé par les équipes de recherche IRIEC de l’Université Toulouse II Le Mirail et AMERIBER de l’Université Bordeaux 3, qui se tiendra à Toulouse les 29 et 30 mars 2012. À noter par ailleurs que cette programmation fait écho à celle que le Festival de Clermont-Ferrand consacre à la création cubaine du 27 janvier au 4 février 2012.


• La revue « Cinémas d’Amérique Latine » n° 20 La Revue a 20 ans !

En mars 1992 l’Association Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse (ARCALT) fondait une revue annuelle intitulée "Cinémas d’Amérique Latine", unique en Europe. Créée à l'initiative de Paulo Antonio Paranaguá, historien reconnu des cinémas d’Amérique Latine, cette revue, dont il a été le rédacteur en chef jusqu’en 1994, rend compte de l’actualité et de la mémoire des cinématographies latino-américaines. Elle devient trilingue à partir de 1997, espagnol-français ou portugais-français, pour une plus large diffusion.

Comme chaque année, CINÉLATINO, Rencontres de Toulouse proposera au public et aux professionnels, une compétition de longs-métrages (14-15 films inédits), de courts-métrages et de documentaires, ainsi que les habituelles sections Panorama, Contre-courants, (Re)voir, Documentaires, Courts-métrages, Panorama Tango et Jeune public.
CINÉLATINO, c’est aussi des films pour les scolaires et les étudiants et une programmation dans plusieurs salles de la région Midi-Pyrénées notamment dans le réseau ACREAMP, Cinéfol31, ciné 32 et indépendants.

Enfin, CINÉLATINO c’est dix jours de Rencontres avec de nombreux invités d’Amérique Latine, des apéros concerts, des animations, des expositions, une ambiance festive… le rendez-vous culturel incontournable du début du printemps !
Les écrans de CINÉLATINO, Rencontres de Toulouse : La Cinémathèque de Toulouse, l’ESAV, les cinémas ABC, Gaumont Wilson, Utopia, Cratère, le Centre Culturel Bellegarde ainsi que l’Instituto Cervantes, la Médiathèque José Cabanis et d’autres écrans incontournables dans le département et la région Midi- Pyrénées.

CINÉLATINO, Rencontres de Toulouse remercie chaleureusement ses partenaires officiels, institutionnels, culturels et logistiques en France et à l'étranger pour leur soutien et leur intérêt dans ses différents projets. CINÉLATINO, Rencontres de Toulouse remercie également tous les bénévoles et stagiaires qui œuvrent à la mise en place du festival et qui lui impulsent leur énergie.

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