Eglise Notre-Dame de la Daurade

Posté par Toulouse.com le 28 April, 2010

C’est l’église de la Vierge Noire. Ce fut le premier sanctuaire marial de la Gaule au Vème siècle, dont l’existence est avéré dès 431, devenu monastère au XIème sous le très strict Ordre de Cluny, cette église était une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Très tôt on lui reconnaît certains pouvoirs, on vient se recueillir et implorer "la dorée" pour qu’elle protège, qu’elle change le cours des choses, on raconte que c’est elle qui a favorisé l’innondation et donc l’écroulement du pont saint-pierre qui empêcha les "français" d’entrer dans la ville: si en plus elle penche pour les cathares, son succès était assuré! Elle a connu une période difficile à partir du XVème siècle, où elle n’était plus que l’ombre de sa splendeur passée. A l’initiative du Parlement de Toulouse, ce sont les bénédictins qui en prennent la direction au XVIIème et c’est à partir de là que l’on parle de ce culte de la Vierge Noire.

Cette petite statue est sortie régulièrement des murs de l’église pour des processions visant à combattre les fléaux divers qui menacent la ville: épidémie, famine, feux…Elle pourrait faire tomber ou cesser la pluie à la demande. Seuls les Capitouls sont habilités à décider de la tenue de ce processions. La dernière eut lieu en 1790. Fermée pendant la Révolution, la statue qui est trop populaire, qui a un impact trop important aux yeux des nouveaux dirigeants, cette petite statue est brûlée. La statue qui s’y trouve actuellement est donc une reproduction du XIXème siècle.

On peut venir toute l’année dans ce lieu où la lumière semble tamisée par le poid de l’histoire, et on y  admire encore les toiles de Roques (1754-1847). La Daurade, depuis la venue du pape en 1876 a été élevée au rang de basilique.

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La fête de la musique se conjugue au féminin !

Posté par Toulouse.com le 28 April, 2010

La fête de la musique à Toulouse est toujours un moment important de l’année avec jolies festivités organisées chaque année. Cette année le thème sera La Femme. Depuis l’antiquité, les femmes sont une source d’inspiration intarissable qui a insufflé les plus grandes mélodies. Qu’elles soient muses, chanteuses ou musiciennes, elles tiennent une part prépondérante dans la pratique de cet art. Afin de leur rendre hommage, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a décidé de placer la 29ème édition de la Fête de la Musique sous le thème de « la musique au féminin ».

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La Fête de la Musique 2010 à Toulouse mettra ainsi en musique toutes les femmes, qu’elles soient compositrices, cantatrices ou chefs d’orchestre, chanteuses de rue, auteurs et interprètes, Djettes…
 
Cette thématique fédératrice donnera l’occasion à tous les artistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, de célébrer la Fête de la Musique au féminin en interprétant des compositions faites par ou pour les femmes… Un vaste choix en perspective !

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La maison de la Violette

Posté par Toulouse.com le 26 April, 2010

La maison est en fait une péniche amarrée près du boulevard Bonrepos, à l’écluse Bayard, sur le Canal du Midi. Cette embarcation, toujours en état de marche, a été fabriquée dans les années 1930, et dans sa première vie transportait des marchandises (fuel, céréales, vin) entre Bordeaux et Sète, en répondant au nom de Vulcain, puis à partir de 1975 elle a connu le monde du spectacle avec l’Arche de Noé. Et depuis 2000, c’est une troisième époque, elle est donc devenue la Maison de la Violette.

La violette de Toulouse est une variété non sauvage, qui ne fait pas de graines, fleur double (deux rangées de pétales), de couleur parme bleutée, elle est plus volumineuse que la plupart des autres espèces. Créée bien après que Joséphine de Beauharnais ne fasse sa renommée, elle a pour marraine une autre impératrice: Eugénie. Elle est cultivée au XIXème siècle par les jardiniers maraîchers du nord de la ville, elle fut longtemps l’une des rares fleurs d’hiver. On la trouve sur les marchés de Toulouse depuis près de deux siècles, et un marché des Jacobins lui est dédiée dès les premières années de son succès. Après une époque faste au début du XXème, où sa notoriété rejaillit sur la ville, que l’on appelle dès lors la Cité des violettes, elle a connu des années sombres, des hivers rigoureux (1956) qui ont obligé les scientifiques de l’INRA en particulier à mettre au point un système de production in vitro et hors-sol pour garantir sa survie.

La Maison de la Violette abrite un atelier de compositions artisanales, un espace de dégustation (liqueur, sirop, gelée…), une exposition permanente de photographies et de cartes postales, et bien sûr un espace vente où l’on peut aussi trouver le parfum en plus des compositions de la propriétaire des lieux.

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Pique-nique électronique à la campagne

Posté par Toulouse.com le 25 April, 2010

Les Siestes Électroniques essaient, année après année, de susciter la curiosité de leurs spectateurs et de continuer à représenter un événement à part, festif, agréable, simple et ouvert autant qu’intransigeant.  En préambule du festival, qui se tiendra cette année du 23 au 27 Juin 2010, Les Siestes n’ont pas résisté à partager avec vous l’image, Fantasmagorique s’il en est, de ces Pimps battant la campagne…

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Projet du duo Fabrice Fortner ( Braindub, lakaFILZ ) et Marc Jolibois ( Traqueurs de Combes, Ultralibéral ), Pimp se vit comme une confrontation entre analogique et numérique par le biais de l’improvisation, un portrait cynique de notre époque, une plongée sonique et rythmique dans les travers de notre monde : une source inépuisable !

A partir de 12h pique-nique électronique à la campagne autour d’un verre de vin / concert live de Pimp − invitation des Siestes Électroniques.

Date : samedi 1 mai 2010
Heure : 12:00 – 14:00
Lieu : Point de Fuite – Fronton – Château de Capdeville
 

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La Cathédrale Saint-Etienne

Posté par Toulouse.com le 24 April, 2010

Edifiée sur l’emplacement d’une ancienne église dont il ne reste que quelques vestiges, le chantier de la cathédrale est évoqué pour la première fois au XIème siècle, et les travaux commencent au XIIIème siècle, il vont durer cinq siècles.

Durant les premières années on érige la nef dite Raymondine, en hommage au comte de Toulouse Raymond VI dont l’excommunication (la deuxième mais pas la dernière) a été levée en 1209. Cette partie est dans le plus pur style gothique méridional, avec une nef unique, une voûte large à croisées d’ogives, elle frappe par son dépouillement, la simplicité de ses parois de briques, qui n’a pour toutes sculptures  que ses clés de voûte (dont l’une porte la croix occitane) et ses chapiteaux. Même la rose conçue sur le modèle de celle de Notre-Dame de Paris semble ici n’avoir pour seule fonction que d’être une source de lumière.

A la fin du XIIIème siècle commence un autre chantier avec d’autres ambitions: il faut une cathédrale qui soit aussi "spectaculaire" et imposante que celles qui existent dans les grandes villes du nord du pays. Jean Deschamps en est le maître d’oeuvre. Première étape: un choeur monumental, grandiose, richement meublé! L’idée est de détruire au fur et à mesure l’autre édifice jugé trop austère, trop méridional aussi. Mais le décès du premier commanditaire, les travaux qui s’éternisent, et finalement l’incendie de 1609 vont obliger à changer les plans. Les ambitions sont revues à la baisse: la voûte n’aura pas une hauteur de 40 mètres mais "seulement" de 28, le mobilier sera moins luxueux, et on conserve la première construction.

C’est donc une église double, et en cela elle est réellement à l’image de la ville, et surtout symbole de son histoire, de sa double identité, de ses tiraillements. Une partie très "occitane et cathare", sans ornements, sans démonstration de richesse, et une partie plus "catholique française" avec portraits de rois, scultures, vitraux et nombreuses chapelles. Ce n’est pas une cathédrale coupée en deux c’est un édifice qui affiche une double culture.

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